Les nouveaux Mac Pro (Early 2009) partie 5

Publié le par Sirae

Trop puissant à l’usage ?
La première étape accomplie, nous avons d’ores et déjà pu nous forger une idée précise de la puissance disponible ; elle est considérable, notamment avec des applications 3D comme Maya 2009 d’Autodesk. Bien évidemment, les différents tests que nous avons réalisés présentent de nombreuses similitudes avec un usage courant y compris dans un contexte de production. Mais ils sont à pondérer. Deux raisons essentielles à cela. D’abord, il s’agit de tests ponctuels établis dans un but précis afin d’évaluer un matériel. Ensuite, les conditions en productions sont tellement variées qu’il serait difficile d’en reproduire toutes les facettes. Cependant, que cela soit sous Photoshop CS4, Premiere Pro CS4, Final Cut Studio 2, on constate que l’optimisation des logiciels pour des machines dotées de plusieurs cœurs processeur est loin d’aboutir.

Un script d’une dizaine d’opérations lancé sous Photoshop CS4 laisse clairement apparaître l’inexploitation de tous les cœurs à disposition ici représentés par iStat Menu.



Sous Photoshop, les tests ont été réalisés d’abord sous avec CS3 puis CS4, nous avons lancé script : Photoshop Torture Test signé Jason D. O’Grady, puis d’autres scripts sous CS4. Si les résultats obtenus confirment que la mémoire joue un rôle important, c’est la fréquence qui prend ici le pas au détriment du nombre de cœurs du CPU.

Sous QuickTime, c’est sans équivoque. Le haut de gamme s’impose, mais l’on sent bien que la puissance est partiellement exploitée. Ici, le Quad constitue le meilleur compromis.


L’activité du processeur, représentée par iStat Menu, est importante sous QuickTime, ici en pleine exportation d’une séquence HD 1080i vers le format .m4v pour iPod. L’opération s’appuie sur tous les cœurs, malheureusement sans les saturer.


Ce qui confirme qu’en fonction du logiciel utilisé et de son éventuelle optimisation pour le multiprocessing, dès que l’on dépasse quatre unités processeurs, les gains sont peu conséquents. Le Mac Pro 2.8 GHz quadri cœur de la génération précédente et le 2.66 GHz Octo (Early 2009) illustrent assez bien le phénomène.

Handbrake 0.9.2, comme la version 0.9.3, est relativement bien développé. C’est peut-être même une des meilleures applications en terme de gestion du multiprocessing. Il prend parfaitement en charge aussi bien deux que quatre cœurs. Au-delà, les processeurs ne sont plus autant sollicités.


Toujours sous Handbrake 0.9.2, lorsque l’application entame la seconde phase d’encodage, les cœurs processeur sont vraiment sollicités. Ici, sur un iMac 3.06 GHz, l’exploitation est 77% et atteint allégrement les 98% en fin de processus.


Bien que le logiciel Handbrake ne puisse être représentatif de toutes les applications actuellement développées pour Mac OS X et les architectures à multiprocesseurs ainsi que multicœurs, il reflète pourtant assez bien leur exploitation. Ainsi, nous pouvons tirer une première conclusion sur ces nouveaux Mac Pro. Tant que les applications ne seront pas spécifiquement élaborées l’utilisateur final ne tirera pas pleinement profit sauf s’il travaille avec des logiciels dédiés à la 3D ou au son. On regrette que le domaine de la vidéo ne profite pas totalement encore de ce potentiel de calcul. Ce que nous avons pu vérifier avec Final Cut Studio 2 en fonction des opérations.

Poids lourds parmi la liste des logiciels développés par Apple, Final Cut Studio 2 offre certainement de gros avantages en fonction des opérations. Sur le Mac Pro 2.93 GHz, nous avons été agréablement surpris. La station permettant des gains d’environ 26% du temps d’encodage d’un DVD que sur un Mac Pro 3.2 GHz Octo (2008) avec Compressor.


Si de simples opérations de rendu sollicitent partiellement les CPU, les calculs, sur des opérations plus lourdes, les CPU rentrent tous en action.


Nous avons réitéré à plusieurs reprises différents calculs et rendus sur les deux Mac Pro 8 cœurs à notre disposition. Et toujours en fonction du type d’opération (la taille des fichiers ayant un impact direct) nous avons constaté en moyenne que le Mac Pro 2.93 GHz est environ 23% plus rapide que son homologue de base 2.26 GHz. Pas vraiment une surprise même si on s’attendait à bien plus. Ce qui n’est en revanche plus le cas sur de petites opérations comme sous Photoshop CS4, ou After Effect (rendu d’un jingle) où les machines font jeu quasi égal.

À moins de ne travailler que sur de gros fichiers, ou lancer de gros calculs (rendu 3D, encodage vidéo, batch etc.) le Mac Pro 2.93 GHz au regard de son tarif très élevé n’a que très peu d’intérêt.


En résumé pour notre première conclusion, si vous n’avez besoin que d’une puissance de calculs moyenne, nous préconisons le Mac Pro Quad en version 2.66 GHz (la version 2.93 GHz coûtant 450 € de plus) dont les performances suffisent amplement surtout si la machine est équipée de disque durs rapides ou, en fonction des besoins, de grosses capacités.
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Publié dans Test

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